Toine
Bon jour pour un instant...
C'était trop injuste, la vie était injuste. Sa colère avait envahit tout son corps, chacun de ses muscles étaient tendus , gonflés de haine de désir de vengeance. Ses yeux ressemblaient à un ciel d'orage zébrant l'air d'éclairs. Il marchait vite, là bas sa colère s'appaiserait, une fois vengé.
Dans la colline il tomba nez à nez avec Toine, le berger ou plutôt le chevrier...
- Bonjour...
Il ne répondit pas tant sa colère le rendait sourd....
Le regard de Toine était clair comme un ciel aprés la pluie...
- Je vois que tu es pressé... et ce faisant comme par hasard le troupeau de chèvre se mit en travers du chemin, l'obligeant à s'arreter...
- Oui, je suis pressé, je dois aller régler des comptes...
- Ah ! c'est ça, c'est sur on doit toujours être en règle avec soi...Toine souriait...
- Prends le temps de partager un morceau avec moi.
Toine tendit un morceau de pain avec un morceau de fromage de chèvre. Ne pouvant y échapper, il prit le pain et mordit dans le fromage...
- eh ! tu te moques de moi je ne peux pas mordre dans ton fromage il est dur comme un cailloux...
- Ah bon !repondit Toine en souriant... Excuse moi tiens, et il lui tendit un autre morceau...
Hésitant il le prit et mordit dedans et recracha tout...
- Il n'est pas dur mais il est amer, fort, il me brule la bouche...
- Oh !Oh ! tiens boit un coup pour faire passer le gout. Décidement, je ne vois plus comme a vingt ans...
Il sortit un fromage qui était emballé dans des feuilles de chataignier, quand la lame de son couteau le coupa elle s'enfonça sans peine...
Prenant le morceau mais échaudé par ses expériences précédantes...
- Goûte le d'abord des fois que tu n'ais pas bien vu encore une fois...
Toine prit un morceau, le porta a sa bouche...
- Hum !et il sourit...
L'autre porta a sa bouche le fromage, il était doux, tendre et crémeux, il fondait en bouche c'était un régal...
- Excellent,Toine ton fromage est une merveille...
Toine souriait...
- Il est un peu comme le coeur des hommes, parfois on se laisse emporter et il devient amer, rude, brulant puis seche et devient dur comme une pierre, il faut y prendre garde, être vigilent...
L'autre comprit l'allusion...
- Mais je parle sans doute je te retarde, tu avais l'air pressé dit Toine...
Etait ce la douceur du fromage ou l'amour dans les yeux de Toine...
- Non tu ne me retardes pas je ne suis plus pressé, je crois que je m'étais un peu égaré...
Toine souriait...
- Bon c'est pas tout çà mais mes belles, c'est comme çà qu'il surnomait ses chèvres, mes belles sont pressées de goûter aux herbes d'en haut c'est ce qui rend le fromage si bon.Tiens garde le reste...
Toine tendit le fromage et ses souliers raclant les pierres se mit en route au milieu d'une mélodie de clochettes. Il resta à regarder s'éloigner le troupeau et ne put résister à manger encore un bout...
- Merci Toine... Bêêê!bêêê!!
Belle journee à tous pleine de soleil et de douceur...
Douce journee à toi Swadisthana avec toute ma tendresse.
Publié par swadisthana à 10:48:53 dans Les Contes de Serge.... | Commentaires (7) | Permaliens
Le soleil
Bon jour, pour un instant...
Le soleil, plein de délicatesse, caresse de ses premiers rayons l'instant présent de cette matinée. Par sa puissance il lui serait facile de tout écraser dès les premières heures, pourtant il s'annonce avec mesure. ce matin là, notre jeune moine était assit et inspirait la vie. Après un moment, lentement il se leva et se mit en marche. Ses pas devaient le mener en ville. Le soleil était haut quand il y arriva.
Il rendit visite à des connaissances. Quand ce qu'il avait à faire fut terminé, il prit le chemin du retour. A la sortie de la ville , un groupe d'hommes et de femmes, était rassemblé....
- Il est irrécupérable, qu'on le jette en prison et qu'il y reste...
Notre ami le moine s'approcha. Un jeune garçon encadré par deux policiers, regardait par terre. Il était connu dans le quartier et passait son temps à voler.
Le jeune moine discuta avec les policiers, les hommes, les femmes...
- Après tout, si vous voulez vous en charger, et puis au moins il sera loin d'ici. Je doute que vous arriviez à quelque chose avec lui dit un des policiers...
Le moine sourit et reprit sa route accompagné du garçon. Notre ami ne disait mot...
- Et qu'est ce qui m'empêche de partir, hein ? vous croyez quoi ? que parce que les policiers m'ont laissé partir je vais vous dire merci ?
Le garçon n'arrêtait pas de parler. Ils firent une pause, le moine éclairé de son sourire...
- Tu es lourdement chargé, je comprends que tu te defasses de ce poids, ta marche sera plus légère et il reprit son chemin...
- Qu'est ce que vous croyez ? vous pensez tout savoir, et son monologue continua jusqu'au temple.
Le moine indiqua au garçon où manger et ou il pourrait dormir. Le lendemain matin, le moine alla trouver le garçon, qui était toujours là. Il l'emmena à un endroit où personne ne mettait plus les pieds, tant le lieu était sale, nauséabond, d'une puanteur insoutenable. Tous les villageois y déposaient leurs immondices. Notre ami le moine avait réussi à avoir ce lieu pour rien et comptait l'utiliser pour agrandir le temple...
- Si tu veux, je souhaiterai nettoyer cet endroit...
- et puis quoi encore ! je ne suis pas votre esclave, vous avez qu'à le faire vous même...
Le moine sourit...
- J'ai d'autres tâches, disons que ce sera le prix de ton couvert et du coucher, mais tu as le choix...
Le garçon réfléchit, de toute façon il ne pouvait retourner en ville tout de suite, il irait droit en prison. Ici il pouvait aller et venir. Il ferait semblant de travailler et au bout de quelques jours quand tout sera calmé en ville il repartirait....
- Bon d'accord dit il !...
Le moine sourit, s'inclina et remercia le garçon. Celui ci mit quelques jours à se décider, l'endroit était vraiment immonde. A la fin de sa première journée de travail même en trichant, le garçon était méconnaissable, couvert de saleté, de détritus inconnus, même les mouches ne s'en approchaient pas tellement il sentait mauvais. Malgré un bain dans l'étang l'odeur restait accrochée.
Le moine lui rendit visite...
- Merci de ton travail, je comprendrai que tu renonces, ce qu'il y a a nettoyer est plus important qu'on l'imaginait et je ne sais si une personne seule peut y arriver. Aussi si tu le souhaites tu peux partir...
Le garçon se tut et alla se coucher. Le lendemain il était debout de bonne heure et se mit au travail..
- Je vais lui montrer moi si on ne peut y arriver...
Les jours, les semaines passèrent et personne ne reconnut l'endroit, tout était propre, la nature mis à mal avait reprit sa place. Le garçon alla trouver le moine...
- J'ai fini...
Le moine sourit...
- Je, je, je vous remercie et j'aimerai rester encore un peu...
Ce jeune garçon ne pouvait être que sale, car il se sentait sale, il vivait sale et à force de nettoyer ces lieux il s'était nettoyé lui même. Il s'était rendu compte qu'il pouvait être autre chose que ce qu'on lui montrait, que ce qu'il voyait. Il avait prit pleine conscience de sa vie, de ce qu'il avait au fond de lui, de ce sacré au fond de lui..
Le moine devant le travail accompli...
- Qui aurait pu imaginer que ces lieux soient aussi beaux, lumineux, d'une telle richesse....
Il se tourna vers le garçon, lui sourit, le jeune homme sentit tout l'amour dans le regard du moine...
- tu peux rester le temps qu'il faudra...
Les jours, les semaines, les mois, les années défilèrent. Le garçon aimait se retrouver dans cet endroit où tout avait commencé. Il y retrouvait le moine qui aimait aussi ce lieu où tout était paix.
Un matin, le jeune garçon prit congé du moine et décida de retourner en ville. Depuis , lorsque notre ami le moine s'y rend, il passe le voir. Le jeune homme s'occupe de jeunes gens que l'on dit difficiles...
Le soleil plein de délicatesse caresse de ses premiers rayons l'instant présent de cette matinée.....
A tous une belle et douce journée.
Un sourire soleil pour toi Swadisthana...
Publié par swadisthana à 19:58:46 dans Les Contes de Serge.... | Commentaires (3) | Permaliens
Publié par swadisthana à 11:18:36 dans Les Contes de Serge.... | Commentaires (1) | Permaliens
L'agneau
Bon jour, pour un instant...
Ce matin là, il y avait du remue ménage dans la bergerie de Pascal. Une de ses brebis avait donné naissance à un petit. Comme à chaque fois, Pascal veillait. De sa voix douce, il trouvait les mots. C'était comme si la brebis comprenait, en fait, elle comprenait, elle sentait tout l'amour qu'avait l'homme pour ses bêtes. son troupeau n'était pas très important, il n'utilisait que la laine et le lait. Ses bêtes avaient une vie heureuse.
Ce matin là, donc, Pascal avait aidé la brebis mais quelque chose était différent, en effet, l'agneau avait un drôle de comportement. Pascal eut vite fait de comprendre, l'agneau était né aveugle. Après l'avoir frotté avec de la paille, il laissa la mère et le petit tranquille.
Il était de bonne heure, aussi il rentra boire un café chaud. Il racla ses pieds sur la pierre usée et pénétra à l'intérieur. Sur le coin de la cuisinière à bois, la cafetière répandait son parfum dans toute la pièce.
Soudain un bruit, comme un roulement de tambour fissura le silence....
- Pascal, Pascal ! est ce que le petit est né ?...
Pascal sourit...
- Oui, Thomas il est né cette nuit...
- Je peux aller le voir ?...
- Oui tu peux...
L'enfant, habitait le village un peu plus bas. Il aimait bien Pascal qui lui apprenait plein de choses sur les bêtes, les arbres et racontait de magnifiques histoires. Pascal s'était prit d'affection pour ce pitchounet. Le roulement de tambour redoubla...
- Pascal, le petit est tout seul dans un coin, sa mère le repousse...
Pascal posa son bol et suivit l'enfant.
Dans la bergerie, l'agneau était seul, planté sur ses jeunes pattes et bêlant, appelant sa mère. Celle ci était dans l'autre coin et semblait indifférente...
- Pourquoi elle ne va pas le voir?...
- Tu sais Thomas parfois il se passe des choses. L'agneau est aveugle, la mère le sent et peut être est ce à cause de ça qu'elle le refuse...
- Mais c'est son petit, ce n'est pas juste....
- Pour le moment il va falloir le nourrir, si elle refuse il ne vivra pas.
Après plusieurs essais, la mère refusait que le petit tête. Pascal alla chercher une bouteille, la remplit de lait, improvisa une tétine et montra à Thomas comment faire. L'agneau avec sa tête qui bougeait dans tous les sens se jetta sur le biberon. Thomas rayonnait...
- Il boit, Pascal, il boit, il va vivre ?..
Le berger souriait...
- Oui mais il faudra le nourrir...
- Je viendrais tous les jours, tu veux ?...
L'homme acqiesca. L'enfant tint parole,l'agneau survécut. Tous les jours l'enfant donnait à manger à l'agneau et parlait à la mère...
- Tu sais c'est ton petit, c'est pas ta faute ni la sienne si il ne voit pas. Mais il faudrait que tu t'en occupes, il a besoin de toi...
Thomas passait tous ses moments libres au milieu des bêtes. Un matin Pascal alla à la bergerie, il ouvrit la porte et garda le silence. Thomas était là et appelait la mère...
- Aller viens, fais la paix avec ton petit... La mère attentive s'approcha tout doucement, lentement, renifla l'agneau, donna quelques coups de langue et l'amour fut le plus fort. Le petit alla sous sa mère et se mit à têter. L'enfant leva la tête et vit Pascal, aucun mot, de peur de briser l'instant, juste des étoiles dans les yeux et un immense sourire.
Pascal sortit, quelques minutes après Thomas le rejoint...
- Tu as vu elle l'a accepté...
- Oui, tu as su trouver les mots, parfois ce qui nous semble injuste, dur, cruel, a un sens caché. Ce petit est né pour nous apprendre, il t'a apprit à t'en occuper, à avoir confiance en toi, il a apprit à sa mère que même différent elle pouvait l'aimer, elle a apprit avec lui qu'elle pouvait lui donner une seconde fois la vie. Il m'a apprit que je pouvais te faire confiance, que ce petit sans y voir, était capable de nous montrer où était l'essentiel...
Thomas passa sa tête dans l'entrebaillement de la porte de la bergerie, l'agneau était contre sa mère.
L'enfant et Pascal souriait.....
Belle soirée à vous,que votre regard brille.. Douce soirée à toi Swadisthana avec toute ma tendresse....
Publié par swadisthana à 20:13:54 dans Les Contes de Serge.... | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par swadisthana à 20:01:49 dans Les Contes de Serge.... | Commentaires (3) | Permaliens
J'en suis sincérement désolée, mais il m'a fallu me résoudre à fermer les commentaires de cet espace aux personnes "non autorisées", à savoir aux personnes n'ayant pas d'identifiant sur Blogg.orgg et utilisant l'anonymat à des fins nuisibles. En effet, cet espace (comme beaucoup d'autres) subit le harcèlement d'une personne depuis deux ans, personne, soit dit en passant que je ne connais pas le moins du monde. Aussi, pour ceux qui n'ont pas d'identifiant et souhaiteraient laisser un commentaires, il vous est possible de le déposer sur mon adresse mail (cette adresse se trouve en bas à droite de la bannière ci-dessus et en bas de ce présent texte) ou sur le lien qui lui correspond. Je déposerai alors ce commentaire sur l'article dont vous aurez eu la gentillese de préciser le titre, et cela en votre nom. Blogg.orgg ne permettant pas actuellement de visualiser les commentaires avant validation, il m'a fallu trouver un moyen pour éviter à cette personne de poursuivre son harcèlement. Je vous remercie de votre compréhension, en espérent que ce souci puisse trouver une issue positive dans les meilleurs délais --- Pascale --- Swad.PourMeContacter@gmail.com ou http://PDA-PDC.blogg.org/
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Là ou l'on s'aime,
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Nous avons chacun un rôle à jouer pour instaurer un climat de paix authentique. Si, en tant qu'individu, on parvient à désamorcer ses bombes intérieures - en neutralisant ses pensées et émotions négatives et en cultivant ses qualités positives -, on créé les conditions favorables au désarmement extérieur.
Le Dalaï-Lama

Lorsqu'on agit en se souciant d'autrui, notre comportement à son égard est automatiquement positif. En effet, lorsque notre coeur est rempli d'amour, il n'y a pas de place pour la suspicion. C'est comme si une porte intérieure s'était ouverte pour nous permettre de tendre la main vers l'extérieur.
Le Dalaï-Lama

Notre capacité innée à l'empathie est la source de la plus précieuse des qualités, celle que les Tibétains appellent nying je, ou compassion.
Le Dalaï-Lama
La nature est notre berceau. Celui-ci n'est pas nécessairement saint ou sacré. C'est tout simplement l'endroit où l'on vit. Il est donc dans notre intérêt d'en prendre soin.
Le Dalaï-Lama
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