Publié par swadisthana à 17:31:21 dans Les Contes de Serge.... | Commentaires (4) | Permaliens
Au fond d'une rue
Bon jour, pour un instant...
Parfois il arrive que l'on perde de vue la lumière, le soleil, et que partout où l'on pose son regard, il n'est que nuages, ombres et ténèbres..
Mathilde en voulait à la terre entière, et la terre entière lui en voulait, du moins c'est ce qu'elle pensait. Tout allait de travers et lorsqu'un semblant de mieux se profilait à l'horizon ce n'était que pour mieux l'entrainer encore plus bas. Même ses pieds avançaient sans savoir où aller, sans savoir pourquoi ils étaient fait. C'est ainsi qu'elle se retrouva au fond d'une rue. Là, encadrée par des batiments assis sur leurs rebondances et leurs aspects BCBG, une zone d'ombre.
Non loin, des arbres et à leur lisière une boite aux lettres. L'homme inconsciemment a du garder cette pratique de marquer son territoire comme les animaux. Bien sur, se distinguant de ceux ci par son intelligence et sa reflexion, son marquage est plus...comment pourrions nous dire, plus poetique. A l'aide de barrieres, de bornes, de fil, de panneaux, de boite aux lettres, il définit son espace et le nom sur la boite revendique le clan auquel appartient cet espace.
Cette boite aux lettres, pourtant, ressemblait plus à une mangeoire à oiseaux, aucun nom, juste des dessins, un paysage, des fleurs, un soleil.
Ayant mis à sa colère un point de suspension, Mathilde s'approcha. Pas de maison, mais un vieux wagon aménagé. A travers les vitres de la lumière filtrait. Quelques pas encore et elle osa frapper à une vitre. Un raclement, puis des pas et la porte s'ouvrit, une vieille femme apparut.
Sans poser aucune question...
- Entrez...
Mathilde pénétra à l'interieur du wagon, celui ci était aménagé de façon simple mais pratique. Une partie était consacrée à des tableaux. Mathilde était fascinée. La femme agée, s'assit dans un fauteuil, ne disait mot mais son regard ne quittait pas la jeune fille....
- C'est beau, c'est vous qui avez fait ça ?...
La vieille femme sourit...
- C'est magnifique...
Et tel un raz de marée, Mathilde déversa un mélange de colère, de haine, de nostalgie, d'exaspération, de dégout, de lassitude. Toute cette vase qu'il y avait en elle. Une autre personne aurait sans doute prit peur, aurait paniqué face à cette vague mais la vieille femme ne broncha pas. Quand la jeune fille eut fini de verser les dernières gouttes de ce poison qui la rongeait, la femme se leva. Elle prit une toile qu'elle posa sur un chevalet, des pinceaux, une palette les tendit à Mathilde, puis mit deux couleurs sur la palette, du noir et du blanc. Elle tira sur un rideau qui masquait une fenêtre. Celle ci donnait sur un jardin aux milles fleurs plus belles les unes que les autres...
- Peins ce que tu vois !...
Mathilde regarda le jardinet se dit que cette femme se moquait d'elle...
- Comment voulez vous que je peigne, seulement avec du noir et du blanc ?...
La femme sourit, inclina la tête...
- Souvent on ne voit qu'une chose ou son opposée alors qu'il existe une richesse dans les nuances.
Elle prit les pinceaux et uniquement avec les deux couleurs se mit à peindre un visage, d'abord très dur, trés contrasté. Elle fit des mélanges et obtint des nuances de gris. En quelques instants le visage s'adoucit, s'exprima et prit vie. C'était le portrait de Mathilde.
Les jours passèrent, Mathilde habitait chez la vieille dame et chaque jour elle parlait et parfois la vieille dame lui répondait...
- On peut rester dans la dualité, le jour et la nuit, le froid et le chaud, le bonheur et le malheur, le joyeux et le triste, pourtant on ne peut connaitre l'un sans avoir gouté à l'autre. On peut aussi voir toutes les nuances du jour et de la nuit, et tous les deux sont éphémères, l'un cède la place à l'autre rien ne dure. Il y a une multitudes de nuances....
- Comme les tableaux ?...
- Oui comme le tableau et bien plus encore, nous nous avons que deux couleurs or, la vie est faite d'une infinité de couleurs, d'odeurs, de matières, de ressentis, d'émotions, de sentiments eux mêmes composés d'une infinité de nuances...
Au fil des jours Mathilde s'apaisait et parfois comme un rayon de soleil dans un ciel d'orage on pouvait apercevoir sur son visage un sourire. Elle prenait du temps et peignait le jardin qu'elle voyait, au noir et blanc succeda des gris, puis des touches de couleurs, de la lumière, des ombres, du contraste, de la douceur, des larmes, des sourires et petit à petit de l'amour.
Un jour son tableau fut fini. La vieille femme sourit. Mathide partit offrant son tableau à la dame agée. Celle ci le posa à côté d'autres toiles. Son tableau portait sa signature, Mathilde, sur les autres toiles on pouvait lire, Pierre, Michel, Jacqueline, Yves, Sandrine... La plus infime poussière fait partie du tout et à sa raison d'être.
La vieille femme s'était assise dans son fauteuil et souriait en regardant son jardin. Au fond d'une rue un coin sombre......
Belle journée à tous à toi Swadisthana un rayon de soleil et un immense sourire.
Serge
Publié par swadisthana à 20:15:05 dans Les Contes de Serge.... | Commentaires (3) | Permaliens
Equilibre
Bon soir, pour un instant...
Le jeune garçon vint en courant voir notre ami le moine...
- Venez !venez ! il y a une fleur extraordinaire, une fleur que je ne connais pas et que je n'ai jamais vu...
Le moine accompagna l'enfant sur les lieux de sa découverte. là, il put voir une plante aux fleurs magnifiques, répandant un parfum doux et subtil...
- En effet, elle est superbe...
Après l'avoir observé un long moment, le moine s'en alla laissant le jeune garçon. Celui ci se dit qu'un trésor pareil se devait d'être protégé. Aussi fabriqua-t-il une espèce d'entonnoir dont il coiffa la fleur, comme un chapeau. Tous les jours il allait regarder son trésor, pourtant le temps passait et il trouvait que la plante devenait moins belle. Il en eut la certitude lorsqu'un matin soulevant le chapeau il découvrit que sa fleur était fanée et que les feuilles se flétrissaient. Inquiet,il alla trouver le moine...
- Regardez ! ma fleur se fane et la plante meurt, pourtant je l'ai protégée!...
Le moine sourit...Vois tu, le chapeau que tu lui a mis empêche la lumière et l'eau de lui parvenir...
Le jeune garçon acquiesca...
- Bien sur, je suis impardonnable...
Aussitot, il enleva l'entonnoir et se mit à fabriquer un autre système pour la protéger. Une grande coupelle en forme de saladier. Il plaça sa coupelle autour de la plante...Comme cela, elle aura de la lumière et la coupelle captera plus d'eau...Pendant la nuit, un gros orage éclata. Le lendemain matin, à la première heure, l'enfant se précipita pour voir la fleur. Celle ci était complètement noyée. La coupelle avait retenue toute l'eau.
Le moine était derrière l'enfant...
- Elle va pourir ?...
Le moine sourit...
- Lorsqu'on se referme sur soi même, on finit par s'assécher, s'isoler. Lorsqu'on est trop ouvert, on se perd, on est noyé par tout ce que nous récoltons. Ne pas se perdre, ne pas s'oublier...
le jeune garçon écoutait en silence, puis il se retourna vers la fleur, l'observa, puis lentement , enleva la coupelle. L'eau se répandit tout autour. Il sourit et laissa la plante telle quelle. Le lendemain matin,il vint la voir. Le soleil venait caresser ses pétales et la rosée lui avait fait un collier de perles. Son parfum doux et subtil se répandait.
Le jeune homme s'assit, respira et regarda. Tout était dans l'équilibre, ne pas se fermer, ne pas tout accepter.
Le moine qui passait sur le chemin regarda la scène et il sourit....;
Tres belle nuit à tous...une douce nuit apaisante et souriante pour toi Swadisthana.
Publié par swadisthana à 10:07:31 dans Les Contes de Serge.... | Commentaires (4) | Permaliens
L'escalier
Bon jour, pour un instant....
Rester debout les deux pieds plantés n'est pas une prise de risque, c'est la mort assurée. Faire un pas, un seul pas, est une prise de risque, ce mouvement fait surgir, tel le diable sortant de sa boite, la peur de l'inconnu, le danger, le risque, mais ne pas le faire ?
Oser faire ce pas, oser sourire, oser regarder, oser dire je t'aime, oser dire oui, dire non, est un risque, de réussir, de rire, de perdre, de trébucher, de tomber, faire un deuxième pas, le risque de vivre.
Il avait cette habitude de grimper les escaliers trois à trois et pour les cinq dernières marches donnait une impulsion plus forte et les franchissait d'un bond. Toute sa vie, il eut cette manie. Lorsque je l'interrogeais sur cette cérémonie, il se mit à sourire...
- Petit j'escaladais ces marches, qui prenaient pour moi l'apparence d'un sommet himalayen. A quatre pattes, je grimpais. Les années passant, je pus les franchir debout, marche après marche, de plus en plus vite, puis deux à deux, et trois à trois. En garder cinq pour la fin, ayant besoin de toute mon énergie, de ma souplesse. Je devais m'entrainais à passer ce pas...
Etait-ce cet entrainement, avec ses 70 ans il arrivait à grimper les marches et à franchir les 5 dernières, bien sur il ne le faisait pas aussi souvent qu'avant et avec plus de mal, mais il les franchissait. Puis vint les nuages, il m'accueillait toujours avec le sourire...
- Bientôt il va me falloir franchir bien plus de marche que les 5 dernières, le pas est plus grand, mais toute ma vie j'ai regardé ces marches et avancé vers elles. J'ai apprit, accepté...
Un matin, j'arrivai devant sa porte, une envellope était posé sur une petite table de bois, face à l'escalier. La maison était silencieuse, respectueuse. Sur l'envellope écrit avec une encre violette..."Pour toi..."
J'ai ouvert la lettre, il y avait peu de mots...
"Prendre le risque de faire un pas, c'est oser grimper la première marche, c'est oser vivre. Les dernières marches m'apparaissent comme une montagne himalayenne mais j'ai confiance. Prends soin de toi mon ami et ose..."
Je levai les yeux et le revoyait enfant grimpant à quatre pattes ses premières marches. Je savais que là haut il grimpait bien d'autres marches. Je me retournais une dernière fois et l'espace d'un instant je le revis en haut de l'escalier avec un sourire immense et les yeux plein d'amour.
Après avoir, à sa demande répandue ses cendres dans la rivière, il avait toujours souhaité voir l'océan, je rentrai chez moi. Je fermai la porte et alors que j'allais m'asseoir dans le salon, je ne sais ce qui me passa par la tête, face à mon escalier, je me suis mis à les grimper trois par trois et réunissant toute mon énergie m'essayais à franchir les 5 dernières d'un seul coup et trébuchais sur la quatrième. Je me relevais et avant même qu'interieurement je me dise...
- Qu'est ce que tu croyais ? c'est n'importe quoi !..
Je me mis à sourire, avec de l'entrainement j'y arriverai, j'ai osé, je levai mes yeux et semblait le voir me faire un clin d'oeil...
Prendre le risque de faire un pas c'est oser vivre...
Belle journée à tous à toi Swadisthana un immense sourire soleil...
Publié par swadisthana à 20:30:25 dans Les Contes de Serge.... | Commentaires (4) | Permaliens
Notre jeune moine se souvenait alors qu'enfant il était au temple et étudiait,lisait, le vieux moine passait souvent le voir...
- veux tu que l'on marche un peu tous les deux...
- Je n'ai pas le temps, maitre, je dois me concentrer sur ces textes...
- Penses tu y trouver la vérité ?...
- Bien sur ce sont des textes sacrées et vous même m'avait dit qu'il fallait que j'étudie...
Le vieux moine sourit...
- Viens avec moi...
L'enfant suivit le moine à regret...
- Vois tu cette poutre qui enjambe l'étang...
- Oui je la vois ele est toute sculptée...
- OUi, on l'appelle la vision claire, celui qui réussit à traverser l'étang dessus aura une vision juste des choses.Veux tu essayer?...
Le jeune garçon fébrile acqiesça. Il grimpa sur la poutre et gardant l'équilibre avec ses bras tendus de chaque côté commença à traverser. Alors qu'il était au milieu la poutre céda et l'enfant se retrouva les quatre fers en l'air au milieu de l'eau...
Parfois il faut étudier les choses avec son coeur, sa propre expérience, sa propre vision des choses et ne pas se laisser guider parce que l'on nous dit, nous montre...
- Tu aurais pu voir que la poutre bien que tres belle était vermoulue et trop fine en son centre pour soutenir ton poids...
l'enfant d'abord vexé ne disait mot, puis le regard du vieux moine était tellement emplit d'amour qu'il se mit à sourire. Le vieux moine sourit également et sauta dans l'étang...
- Je rejoins ta façon de voir...
Et l'on put voir le maitre et son jeune disciple s'éclabousser et rire........
Tres belle et douce journée à tous...Un immense sourire à toi Swadisthana plein de soleil..
Publié par swadisthana à 09:50:19 dans Les Contes de Serge.... | Commentaires (4) | Permaliens
J'en suis sincérement désolée, mais il m'a fallu me résoudre à fermer les commentaires de cet espace aux personnes "non autorisées", à savoir aux personnes n'ayant pas d'identifiant sur Blogg.orgg et utilisant l'anonymat à des fins nuisibles. En effet, cet espace (comme beaucoup d'autres) subit le harcèlement d'une personne depuis deux ans, personne, soit dit en passant que je ne connais pas le moins du monde. Aussi, pour ceux qui n'ont pas d'identifiant et souhaiteraient laisser un commentaires, il vous est possible de le déposer sur mon adresse mail (cette adresse se trouve en bas à droite de la bannière ci-dessus et en bas de ce présent texte) ou sur le lien qui lui correspond. Je déposerai alors ce commentaire sur l'article dont vous aurez eu la gentillese de préciser le titre, et cela en votre nom. Blogg.orgg ne permettant pas actuellement de visualiser les commentaires avant validation, il m'a fallu trouver un moyen pour éviter à cette personne de poursuivre son harcèlement. Je vous remercie de votre compréhension, en espérent que ce souci puisse trouver une issue positive dans les meilleurs délais --- Pascale --- Swad.PourMeContacter@gmail.com ou http://PDA-PDC.blogg.org/
Cliquez sur le bouton "pause" du lecteur Deezer pour arrêter la musique, et cliquez sur la vidéo que vous souhaitez visionner. Je vous souhaite un agréable moment.

Là ou l'on s'aime,
Il ne fait jamais nuit.
Proverbe Africain.
Tout ici peut être copiés.
Juste merci de respecter la signature sur les
textes signés lors de la copie.
Merci également de respecter ce lieu :
Copier un texte ne voulant pas dire faire
un simple copier/coller de l'article
sans en respecter son auteur !

Nous avons chacun un rôle à jouer pour instaurer un climat de paix authentique. Si, en tant qu'individu, on parvient à désamorcer ses bombes intérieures - en neutralisant ses pensées et émotions négatives et en cultivant ses qualités positives -, on créé les conditions favorables au désarmement extérieur.
Le Dalaï-Lama

Lorsqu'on agit en se souciant d'autrui, notre comportement à son égard est automatiquement positif. En effet, lorsque notre coeur est rempli d'amour, il n'y a pas de place pour la suspicion. C'est comme si une porte intérieure s'était ouverte pour nous permettre de tendre la main vers l'extérieur.
Le Dalaï-Lama

Notre capacité innée à l'empathie est la source de la plus précieuse des qualités, celle que les Tibétains appellent nying je, ou compassion.
Le Dalaï-Lama
La nature est notre berceau. Celui-ci n'est pas nécessairement saint ou sacré. C'est tout simplement l'endroit où l'on vit. Il est donc dans notre intérêt d'en prendre soin.
Le Dalaï-Lama
*******
http://www.thebookedition.com/frederic-baylot-zem-apprenti-maitre-zen-p-23799.html
*******
http://www.youtube.com/homeprojectfr
Pour trouver ensemble l'équilibre...


۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ Echanges, dialogues, partage, diffusion de textes et de citations diverses... Le tout dans la paix des âmes et des coeurs, quelques soient vos convictions spirituelles et philosophiques, dans un échange en toute liberté de pensées et dans le respect de chacun ! "L'intérêt" de ce blogg à mes yeux, est essentiellement de présenter les enseignements du Bouddha dans ses grandes lignes et ne prétend en aucun cas détenir quelconque vérité, mais tente simplement d'aborder les bases du Bouddhisme dans l'unique but d'introduire ces notions aux néophytes, de développer nos connaissances et d'encourager chacun dans cette découverte pour connaître le bonheur et les causes du bonheur. Des citations de différents auteurs sillonnent ce lieu, permettant de réfléchir à la compassion, le tolérance, la patience, l'amour, le générosité, l'altruisme... bref, la paix en soi et en dehors de soi. ---------------------------- Bienvenue à tous ! ----------------------------------------- NAMASTE ----------------------- ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩ ∞ ۩
Depuis le 30-05-2009 :
3079613 visiteurs
Depuis le début du mois :
124196 visiteurs
Billets :
1186 billets
Au fil de Vos, de Nos Mots...