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Rencontre avec Jetsunma Tenzin Palmo | 25 novembre 2009




Publié par swadisthana à 17:33:00 dans Le Dharma... | Commentaires (0) |

Les pratiques préliminaires du vajrayana | 24 novembre 2009


Les pratiques préliminaires du vajrayana

 

 

Par Sogyal Rinpoché


Pour faire le bien d’autrui, nous devons nous perfectionner en purifiant et en transformant notre esprit. C’est le but de ce que nous appelons « pratiques préliminaires », qui posent les bases de tout progrès spirituel.


Kyabjé Dilgo Khyentsé Rinpoché

 


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Les préliminaires du ngöndro ou pratiques « de base » du Bouddhisme Vajrayana sont des moyens profonds et puissants pour purifier et transformer en profondeur tous les plans de notre être. Non seulement ils préparent les pratiquants à la voie des pratiques de sadhana et aux enseignements du Dzogchen, mais ils les guident progressivement vers l’expérience de la nature la plus secrète de leur esprit. Car, comme le dit Jamyang Khyentsé Chökyi Lodrö : « Une fois les obscurcissements écartés, la sagesse de Rigpa rayonne naturellement. »


La pratique du ngöndro commence par une série de contemplations visant à transformer notre vie. Elles incluent : le caractère unique et l’opportunité de la vie humaine, la présence ininterrompue et le sens de l’impermanence et de la mort, l’inéluctabilité des causes et des effets de nos actions, et le cycle répétitif de frustration et de souffrance qu’est le samsara. Elles mènent aux pratiques de :


• prendre refuge dans le Bouddha, le Dharma et le Sangha, et découvrir la confiance dans notre nature de bouddha
La sagesse innée ultime est seulement le fruit des accumulations de mérite, des purifications des obscurcissements et des bénédictions d’un maître réalisé.


• ouvrir le cœur de l’esprit d’éveil, la bodhicitta, où nous découvrons l’amour-tendresse et la compassion, en travaillant avec les autres et nous-mêmes et avec les défis de la vie


• purifier les émotions destructrices, le karma négatif et les obscurcissements grâce à la pratique de guérison de Vajrasattva


• accumuler le mérite et la sagesse en développant la générosité et les circonstances favorables avec l’offrande du mandala


• finalement, dans la pratique du Lamé Naljor, grâce aux bénédictions du maître, nous unissons notre esprit à l’esprit de sagesse de tous les bouddhas, éveillant ainsi la sagesse de la réalisation. Comme le dit le Trésor des Chants de Réalisation (Dohas) :

 

 

Lérab Ling



Pour tout renseignement et inscription concernant les enseignements et les activités de Lérab Ling :

Lérab Ling, L’Engayresque,

34650 ROQUEREDONDE, FRANCE

tél : +33 (0)4 67 88 46 00

fax : +33 (0)4 67 88 46 01

site internet : www.rigpafrance.com



Publié par swadisthana à 19:27:48 dans Le Dharma... | Commentaires (2) |

La Motivation | 21 novembre 2009




« La motivation est toujours l'accomplissement du bienfait des autres, le souhait que tous les êtres puissent atteindre l'Eveil aussi vite que possible ». « Guendune Rinpoché


L'enseignement du Bouddha est un chemin spirituel qui nous permet de développer la clarté de l'esprit, de vivre plus lucidement, et, par là, de nous ouvrir aux autres. Selon le Bouddha, chaque être a en lui un potentiel de sagesse, voilé par les émotions, les habitudes mentales, la confusion. Mettre en pratique cet enseignement nous amène à dissiper progressivement les voiles de l'esprit et à faire mûrir nos qualités éveillées. Que ce soit dans la rencontre avec les autres, dans l'activité ou par la méditation, toutes les situations de la vie deviennent un matériau d'Eveil, une opportunité d'accomplir son propre bienfait et celui des autres. La pratique du bouddhisme nous permet de mieux vivre, et, ultimement, d'accomplir un but spirituel : la réalisation de l'Eveil pour le bienfait de tous les êtres, la réalisation de la sagesse et la compassion.


Des mérites aussi vastes que le ciel


"Si vous pensez en terme de don, toutes les actions deviennent des vertus ... C’est également ainsi que vous pourrez constater à quel point les êtres sont précieux dans votre vie, si bons et si précieux pour vous."



Par Lama Zopa Rinpoché




Une jeune femme indienne m’a dit qu’elle recevait souvent du monde chez elle. Alors je lui ai dit qu’inviter des amis pouvait devenir une pratique du Dharma. Cela peut devenir un moyen d’accumuler beaucoup de mérites pour soi ou pour sa famille, particulièrement si c’est fait avec la pensée de l’esprit d’Eveil (Skt. Bodhicitta). Si vous y pensez en terme de don, toutes les actions deviennent des vertus. Avec la Bodhicitta, quand vous faites un don, peu importe à combien de personnes vous faites cette offrande, -une personne ou une centaine ou un millier- avec chaque personne vous accumulez des mérites aussi vastes que le ciel.


Il en est de même pour les lumières de Noël et les bougies d’anniversaire. Si vous faites des offrandes au Champ de Mérite, aux Trois Joyaux, alors de toute évidence, vous accumulez des mérites inconcevables pour chaque lumière, aussi petite soit-elle. à partir du moment où elle est offerte au Bouddha, avec la moindre offrande, vous créez immédiatement la cause pour l’Eveil. Il en va de même pour chaque offrande faite avec la pensée de Bodhicitta. Que ce soit du thé ou de la nourriture, chaque don devient la cause de l’Eveil. Cette offrande devient tout d’abord une cause pour une bonne renaissance et la richesse dans votre vie future et par la suite pour se libérer du samsara. En conclusion, la cause de la libération totale des océans de la souffrance est la réalisaton de la cessation des deux types d’obscurcissement : grossier et subtil. Cela devient ensuite une cause pour parachever la qualité d’une réalisation parfaite et complète. De plus, après avoir reçu tous ces bienfaits, vous occasionnez alors le même bienfait à d’innombrables êtres, les amenant finalement à l’Eveil parfait, l’état de félicité totale et suprême. Existe-t-il quelque chose de plus important, de plus excitant à réaliser dans votre vie que cela ? Je ne le pense pas ! Si vous croyez qu’il y a quelque chose de plus que cela, alors je pense que l’esprit est halluciné ou fou.


Si toutes ces petites fêtes n’ont pas lieu dans cet état d’esprit, elles ne représentent que du karma négatif supplémentaire. Cela revient à donner une fête afin de renaître dans les royaumes inférieurs pour y expérimenter leurs souffrances. Toutes ces lumières que l’on offre lors des mariages, et à Noël engendrent de la même façon du karma négatif supplémentaire si ces offrandes sont faites avec attachement. Offertes pour notre seul désir et notre propre satisfaction, ces lumières sont autant de karma négatif. Même si l’offrande est faite au minimum avec un bon cœur, pour rendre les autres heureux, sans attendre quoi que ce soit en retour, cela peut devenir une vertu du Dharma.


La même chose s’applique au fait de déposer des fleurs au cimetière sur la tombe de l’un des membres de votre famille. Même en n’étant pas bouddhiste, si vous déposez les fleurs pour faire acte de charité pour tous les êtres, alors par cette action, vous accumulez du mérite et générerez un karma positif.


Pour celui qui croit en Dieu, ceci peut aussi devenir une action profitable en pensant à Dieu, non pas comme étant quelque chose de semblable au ciel, mais plutôt en le considérant comme quelqu’un qui s’est libéré de toutes les fautes de l’esprit, de tous les obscurcissements grossiers et subtils et qui a parachevé toutes les réalisations, quelqu’un qui a une grande compassion pour tous les êtres. En pensant ainsi puis en offrant les fleurs, vous avez accumulé du mérite. Ensuite, le mérite que vous avez créé, soit en faisant une offrande aux autres êtres ou même à Dieu, vous le donnez au membre de la famille qui est décédé. Vous dédiez le mérite à cette personne afin qu’elle puisse atteindre le bonheur suprême et éternel. C’est alors très pratique. Autrement, si vous ne faites que penser avec attachement « Voici ma femme, mon enfant », déposer une fleur sur cette tombe ne fait que créer un autre karma négatif. Il n’y a pas de bienfait réel pour vous et en particulier aucun bienfait pour la personne décédée.


Lorsque vous accueillez des gens chez vous, il est très bon de toujours leur offrir quelque chose avec une motivation de Bodhicitta. Ainsi toute personne qui vous rend visite vous aide à accumuler d’immenses mérites et à atteindre l’Eveil rapidement, surtout lorsqu’il s’agit d’un disciple du même guide spirituel. Dans ce cas, si vous leur offrez quelque chose en pensant à votre Lama, vous accumulez beaucoup plus de mérites que d’avoir fait des offrandes aux innombrables Bouddhas et Bodhisattvas du passé, du présent et du futur, et aux innombrables statues, textes sacrés et stoupas des dix directions. En ne donnant même qu’un verre d’eau ou un bonbon à un étudiant du même Maître, vous accumulez un nombre incroyable de mérites. Comparé à cela, faire des offrandes aux innombrables Bouddhas des trois temps et à tous les objets sacrés des dix directions est insignifiant.


Le texte de L’Offrande au Maître (Tib. Lama Tcheupa) en parle. C’est le yoga du Maître le plus secret et le plus profond et la pratique tantrique la plus élevée qui nous permet d’atteindre l’Eveil total de la manière la plus rapide dans des temps de dégénérescence : non seulement en une vie, mais dans la vie brève des temps dégénérés qui ne représente qu’un nombre d’années. C’est cette pratique qui a permis à tant de grands yogis de l’Inde, du Népal, du Tibet, et d’autres pays d’atteindre l’Eveil en peu d’années. Bien sûr, ils ont obtenu l’Eveil sur la base des réalisations du Lam.rim, de la dévotion au guide spirituel, du renoncement, de la bodhicitta et de la vacuité.


Le texte de L’Offrande au Maître a été composé par Panchèn Losang Gyaltsèn, l’une des incarnations du Panchèn Lama. « Je fais la requête auprès du sauveur, du refuge compatissant, dont même un pore est plus vénéré en tant que champ d’accumulation de mérites pour nous, que tous les Victorieux des trois temps et des dix directions ».


Ici, le mot « pore » signifie étudiant du guide spirituel, par exemple. Mais ce n’est pas tout. Il peut tout aussi bien se rapporter à un chien ou un cheval appartenant au guide spirituel. Ce qui veut dire qu’en donnant juste une poignée de nourriture au chien de l’ami vertueux, ou une poignée d’herbe à son cheval, on accumule des mérites aussi vastes que le ciel, bien plus immenses que d’avoir fait des offrandes aux Bouddhas infinis des trois temps et des dix directions, à tous les Bodhisattvas, et à toutes les statues, à tous les textes sacrés et les stoupas des dix directions.


Ce qui signifie que si le guide spirituel est laïque, on accumule des mérites en faisant des offrandes à ses enfants, à sa femme, ou à tout autre membre de sa famille, ou même à ses voisins ou amis. Par conséquent, puisque tant de mérites proviennent des offrandes faites aux « pores » du guide spirituel, alors il n’y a aucun doute quant aux offrandes faites aux amis vertueux eux-mêmes.


C’est pour cette raison que Nagarjouna dit, dans l’enseignement du tantra Les Cinq Etapes : « Abandonnez toutes les (autres) offrandes et faites des offrandes au Maître. En lui faisant plaisir, vous atteindrez la suprême sagesse transcendantale, l’esprit omniscient. »


Quand on fait une fête ou que l’on offre de la nourriture ou des boissons, on peut visualiser chaque personne sous la forme du guide spirituel. Ainsi en leur offrant ces choses, on pratique le gourou yoga.


De cette façon, si vous savez comment pratiquer le Dharma, plus vous connaissez de Dharma, plus vous rencontrez d’occasions incroyables dans votre vie, sans cesse, pour créer tant de causes de bonheur et de causes pour atteindre l’Eveil et être capable rapidement d’amener les autres êtres à l’Eveil


A propos, si vous faites des efforts dans votre vie de tous les jours et essayez de saisir chaque occasion qui se présente pour accumuler des mérites de cette façon, alors, dans cette vie et dans vos vies futures vous aurez toutes les conditions nécessaires pour pratiquer le Dharma et pour rendre davantage de bienfaits aux autres. C’est également ainsi que vous pourrez constater à quel point les êtres sont précieux dans votre vie, si bons et si précieux pour vous.




Extrait du Mandala, le magazine internationl du FPMT (juillet-aout 99)

 

Publié par swadisthana à 07:54:48 dans Le Dharma... | Commentaires (2) |

Pour comprendre le bouddhisme en quelques points | 19 novembre 2009


Pour comprendre le bouddhisme


en quelques points





Le grand public a du bouddhisme l’image d’une religion de paix et de non-violence. Mais il n’en connaît pas les fondements doctrinaux. Un exposé sous forme de questions-réponses clair et concis

 





Par Min Thin-Oen

Min Thin-Oen

Congrégation Bouddhique Mondiale Linh Son
9, avenue Jean Jaurès - 94 340 Joinville-le-Pont
Tél : 01 48 83 75 47 - Fax : 01 48 83 77 59

http://linhsonphapquoc.org/

 

 



Buddhaline

question 1 : Je n’ai qu’une connaissance disparate et incohérente du bouddhisme. Pouvez-vous en une demi-heure me fournir une connaissance de base élémentaire, synthétique mais juste de cette religion ?

 

réponse : Vous savez sans doute que le bouddhisme existe depuis plus de 2.500 ans. A part le grand nombre des recueils officiels des prédications du Bouddha, il existe d’innombrables études, traités, commentaires des grands maîtres qui enrichissent encore ce sujet déjà très vaste et profond. C’est bien dommage que nous n’ayons pas le temps d’approfondir ce thème si important pour notre bonheur et pour celui de l’humanité. Cependant, pour répondre à votre demande, je vais essayer de me limiter aux questions que les gens comme vous se posent le plus souvent.


question 2 : Qu’est-ce que le bouddhisme ?

 

réponse : C’est la manifestation de l’existence du Bouddha, de son enseignement (Dharma) et du Sangha (ordre des moines). Ce sont les trois éléments les plus importants du bouddhisme. Le Bouddha disait à ses disciples avant son entrée dans le nirvâna : "Ne soyez pas tristes et affligés par Ma disparition, tant que Mon enseignement et le Sangha existent, Je suis toujours vivant en ce monde."


question 3 : Qui est le Le Bouddha ?

 

réponse : Le mot "Bouddha" vient du mot "Bodhi" qui veut dire Sagesse. Un Bouddha est une personne complètement éveillée, une personne qui a atteint la perfection totale. Comme il y a eu une infinité de personnes qui ont déjà atteint la perfection, il y a donc une infinité de Bouddhas. Le dernier Bouddha qui s’est fait connaître sur la terre, est le Bouddha Sakyamouni, le Fondateur du bouddhisme actuel. il était né vers l’an 563 avant J.C. dans un petit pays au Nord de l’Inde, près de l’Himalaya et du Népal actuel. Son père était le roi Sakya Souddhodana, dont le palais était dans la citadelle de Kapilavastou. sa mère, la reine Maya, mourut sept jours après sa naissance. Sa tante Prajapati, qui était devenue reine, s’occupait de Lui et L’aimait comme son propre fils. Quand il était jeune, il était connu en tant que prince héritier Sakya Siddharta. il était marié à la princesse Yasodara, fille du roi Souprabouddha, et avait un fils, Rahoula. A 29 ans, il quitta le palais royal pour mener une vie d’ascète sous le nom de Gautama, à la recherche d’un remède pour guérir les souffrances humaines. A 35 ans, il fut illuminé quand il était en méditation au pied de l’arbre Bodhi, et devenait le Bouddha Sakyamouni. il passait le reste de sa vie à voyager et à prêcher sa doctrine. il avait 1250 disciples fervents dont une partie avait quitté la vie familiale pour constituer autour du grand maître, la première communauté bouddhiste, le Sangha. il mourut à l’âge de 80 ans à Kusinagara.


question 4 : Qu’est-ce que le Sangha ?

 

réponse : C’est la Communauté formée de plus de 4 disciples fervents du bouddhisme qui ont reçu l’ordination majeure, l’ensemble des règles pour mener une vie pure et harmonieuse suivant l’enseignement de Le Bouddha. ils doivent servir d’exemples et de guides pour aider les autres à comprendre la Doctrine (Dharma) et à suivre le bon chemin du vrai bonheur. Dans le Sangha, il y a des moines appelés bhiksus et des nonnes appelées bhiksunis.

Les bouddhistes qui n’ont pas quitté leur vie familiale ne font pas partie du Sangha. ils sont appelés upasaka, quand il s’agit d’une homme, upasika quand il s’agit d’une femme.


question 5 : Quel est l’enseignement du Bouddha ?

 

réponse : L’enseignement du Bouddha (Dharma) se base sur l’observation de la vie courante : la vie est souffrance ; puis sur la recherche de la cause profonde de cette souffrance : l’ignorance ; sur son expérience personnelle d’une vie bienheureuse sans souffrance ; et enfin sur les méthodes pratiques pour mettre fin à cette souffrance : la purification et la méditation. Le Bouddha a enseigné une multitude de méthodes qui peuvent se résumer ainsi : il faut se purifier pour pouvoir se concentrer, il faut se concentrer pour pouvoir méditer et développer sa sagesse. Quand la sagesse est pleinement développée, il n’y aura plus de souffrance. C’est alors le vrai bonheur universel et non plus un bonheur relatif et temporaire. Le Bouddha nous apprend son expérience personnelle, les épreuves qu’il a traversées, les méthodes pratiques qu’il a expérimentées, les connaissances successives qu’il a acquises, le chemin qu’il a suivi . il nous assure qu’en suivant le même chemin, chacun de nous peut devenir un Bouddha, un Bienheureux comme lui.


question 6 : Les bouddhistes ne sont-ils pas pessimistes en ne voyant que des souffrances dans la vie ?

 

réponse : Pas du tout, on est pessimiste quand on ne trouve pas de solutions devant une situation difficile. Ce n’est pas le cas des bouddhistes.

Essayons d’analyser sommairement les souffrances humaines. Elles sont de deux sortes : physiques et morales. Les souffrances physiques sont : la faim, la soif, la vieillesse, la maladie, la mort, le manque de confort, l’indigestion, l’incapacité ... Les Souffrances morales sont : la séparation de ceux qu’on aime, la réunion avec ceux qu’on hait, les désirs non satisfaits, les ambitions irréalisables...

A part les souffrances quotidiennes, s’ajoutent la guerre, les épidémies, les catastrophes naturelles ...

Certes, tout le monde connaît des moments de bonheur et de plaisir, mais combien de temps cela peut-il durer puisqu’ils sont liés directement aux souffrances qui s’en suivent ? On est heureux d’avoir un enfant, et on est malheureux quand il est malade, quand il souffre, quand il fait des bêtises, quand il n’écoute pas les bons conseils, quand il est malheureux, et enfin quand il est mort.

Les bouddhistes, en pratiquant l’enseignement du Bouddha, constatent que leurs souffrances disparaissent au fur et à mesure de leur évolution dans la purification, dans la concentration, et dans la méditation. ils sont donc optimistes, puisque pour eux les souffrances ne sont pas inévitables.


question 7 : Le bouddhisme est-il une Philosophie ?

 

réponse : Etymologiquement "philo" veut dire amour, et "sophie" veut dire sagesse. Si philosophie est amour de la sagesse, on peut dire que le bouddhisme est une philosophie, car la Sagesse est la qualité la plus importante dans le bouddhisme, elle prédomine la foi et l’amour. Le travail d’un bouddhiste consiste à développer sa sagesse. Un Bouddha est celui qui a sa Sagesse pleinement développée.

D’une façon générale, la philosophie est l’étude rationnelle et expérimentale de la nature et de la vie. Avec cette définition, on peut dire aussi que le bouddhisme est une philosophie, car c’est grâce à son étude rationnelle et expérimentale de la nature et de la vie que Le Bouddha a développé sa doctrine (Dharma).

Mais alors que l’objet de la philosophie est limité dans le monde phénoménal, l’objet du bouddhisme est sans limites, il s’étend à l’univers tout entier et englobe toute chose. Le bouddhisme n’est pas seulement une étude rationnelle et expérimentale mais c’est aussi une pratique méthodique et expérimentée pour arriver à l’objectif final : le vrai bonheur, la libération totale de l’Homme.


question 8 : Le bouddhisme est-il une religion ?

 

réponse : Si l’on entend par religion, la reconnaissance et le culte d’un dieu créateur tout puissant de qui dépend la destinée humaine, le bouddhisme n’est pas une religion. Le Bouddha affirme que la destinée de l’homme dépend de lui-même, de sa pensée, de ses paroles, de ses actes. L’homme est complètement responsable de son bonheur comme de ses malheurs.

Si l’on entend par religion, une organisation cultuelle avec des rites, des prières... ., on peut dire que le bouddhisme est une religion, car les bouddhistes ont le culte du Bouddha, du Dharma et du sangha. ils les considèrent comme des modèles parfaits à suivre.


question 9 : Le bouddhisme est-il un humanisme ?

 

réponse : Oui, en ce sens que le bouddhisme est une religion qui prend pour fin la personne humaine et son épanouissement total. Le Bouddha nous révèle que la capacité de l’homme est immense, sans limites, et que nos attachements ont limité et conditionné notre pouvoir. il suffit de nous libérer de tous nos attachements pour retrouver notre pouvoir universel.


question 10 : Le Bouddha est-il un Dieu ?

 

réponse : Les bouddhistes considèrent Le Bouddha comme un Grand maître, un Être Parfait, mais non pas comme un Dieu tout puissant, ni comme le créateur de l’univers. Le Bouddha lui-même ne prétendait jamais être un Dieu ou un messager de Dieu.

Dans le bouddhisme, la notion du Dharma peut être considéré comme l’équivalent de la notion de Dieu créateur tout puissant. En effet, le Dharma est la Perfection, la Pureté, l’Eternel, l’Immensité, la Loi naturelle, l’Origine et l’Essence de Toute Chose. Le Dharma peut être considéré comme la force naturelle latente qui tend toujours à rétablir l’équilibre universel. Mais il ne faut pas personnaliser le Dharma en créateur ou en législateur. A part ce sens métaphysique, le mot "Dharma " veut dire aussi l’enseignement du Bouddha, ou simplement toute chose.

Dans le bouddhisme, on parle aussi des dieux, les devas, qui ont la même signification que les dieux dans la mythologie gréco-latine. Ce sont des formes de vie supérieures à l’homme mais encore imparfaites. Pour les bouddhistes, Le Bouddha est non seulement le grand maître de l’Homme mais aussi ceux des dieux.


question 11 : Pourquoi les bouddhistes prosternent-ils devant les statues ? Peut-on dire qu’ils sont des idolâtres ?

 

réponse : Je ne pense pas. Les idolâtres considèrent la statue comme leur Dieu tout puissant qui a tous les droits de vie et de mort sur eux. Les bouddhistes, en se prosternant devant la statue de Bouddha, rendent hommage à leur Grand maître et à Son Enseignement (Dharma) salvateur ; ils LE considèrent comme un parfait exemple qu’il faut avoir toujours en tête.


question 12 : Qui est-ce qui a créé le Monde et l’univers ?

 

réponse : Personne n’a créé le Monde et l’univers. C’est l’imperfection de nos organes de sens qui nous fait percevoir le Monde et l’univers à notre façon. C’est parce que nos yeux ne peuvent voir que des rayons lumineux de longueur entre 420 et 650 nanomètres, et que nos oreilles ne peuvent entendre que des sons de fréquence entre 20 hertz et 20 kilohertz, que nous percevons ainsi le Monde et l’univers. Un chien, une vache ou un oiseau voient le Monde et l’univers autrement. Le Bouddha disait : "Nous sommes tous dans le Dharma pur et serein, mais chaque être vivant perçoit le Monde et l’univers à sa façon, selon son KARMA, c’est-à-dire selon sa nature actuelle qui est la conséquence de ses ambitions et de ses actions antérieures."


question 13 : Qui est-ce qui a créé l’Homme ?

 

réponse : Personne n’a créé l’Homme. C’est notre ignorance originelle qui a engendré notre existence à travers le temps. A l’origine le Dharma est pur et serein. Dans cette sérénité règne la Sagesse. A partir de la Sagesse s’est élaborée la connaissance qui est notre ignorance originelle, car la connaissance implique la distinction entre celui qui connaît et les choses connues. Avec l’apparition de la connaissance, nous commençons d’ignorer notre nature première qui est le Dharma pur, serein, sans aucune distinction. C’est le commencement de la Chaîne des douze relations causes-effets :

1.- l’ignorance originelle fait apparaître l’évolution (les actions).

2.- L’évolution (les actions) fait apparaître la conscience.

3.- la conscience fait apparaître les phénomènes.

4.- les phénomènes font apparaître les 6 organes des sens.

5.- les 6 organes des sens se mettent en contact avec les 6 phénomènes externes (les formes et couleurs, les sons, les odeurs, les saveurs, la matière, les idées).

6.- le contact fait apparaître les sensations (la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher, les sentiments).

7.- les sensations font apparaître les désirs.

8.- les désirs font apparaître les attachements.

9.- les attachements incitent aux actions.

10.- Pour AGIR, il faut une existence, une vie.

11.- l’existence évolue nécessairement vers la vieillesse et la mort.

12.- la mort est le commencement d’une autre vie.

A partir de là, l’Homme prisonnier de ses désirs et de ses attachements, patauge dans le courant infernal de la vie et de la mort, dans l’océan des passions et des souffrances. il ne sait plus comment s’en sortir.

Pour notre Libération, Le Bouddha nous conseille d’éteindre nos désirs, de briser la chaîne d’attachements, d’être conscient que nous faisons partie du Dharma pur, serein et sans aucune distinction.


question 14 : Qu’est-ce que la renaissance ?

 

réponse : il n’y a pas d’âme immortelle, mais il y a dans chaque être vivant une énergie vitale qu’est la Conscience. Après la mort, cette énergie vitale, toujours conditionnée par son Karma, ses désirs et ses attachements va trouver une autre forme d’existence ou de vie pour manifester son Ego et réaliser ses souhaits. Elle sera alors conditionnée en plus par le nouveau support matériel qui est son corps et oubliera sa vie antérieure. Une personne sage, après sa mort, reste clairvoyante et peut choisir et planifier sa prochaine vie. Une personne moins évoluée, après sa mort, se laisse entraîner par son Karma, ses désirs, ses attachements vers un nouveau support matériel qui lui convient.


question 15 : Y a-t-il un enfer ?

 

réponse : Oui, l’enfer est un lieu ou un état de souffrance intense. C’est la conséquence inévitable de l’homme méchant qui a commis de mauvaises actions.


question 16 : Qu’est ce que le Nirvâna ?

 

réponse : Le Nirvâna est un monde ou un état d’âme de bien-être sans souffrance. C’est la conséquence naturelle de l’homme sage qui a éteint ses désirs et brisé ses attachements. Le Nirvâna a plusieurs niveaux selon le degré de pureté acquis par chacun.


question 17 : Quelles sont les méthodes pratiques du bouddhisme pour devenir un Bouddha ?

 

réponse : Quand Le Bouddha était vivant, il a enseigné 84.000 méthodes correspondantes à 84.000 types de caractères humains. Maintenant, un Bouddhiste averti doit choisir la méthode qui lui convient. Pour bien choisir une méthode, il faut d’abord trouver un bon maître. Voici quelques méthodes les plus répandues :

- Ayana ! observer et méditer pour corriger nos erreurs et nos défauts, pour trouver l’origine première d’une Chose.

- Méditer sur un squelette pour voir les souffrances et les vanités de la vie, pour abandonner notre attachement au corps et à la vie.

- Méditer sur la saleté du corps humain pour abandonner notre attachement au corps et à la sexualité.

- Méditer sur l’impermanence des choses pour abandonner notre attachement à la propriété, à la richesse.

- Méditer sur la souffrance qu’entraîne la possession, pour éliminer nos convoitises. En effet, posséder un corps, c’est avoir des besoins, des maladies, des incapacités, des soucis de confort et d’insécurité... ; posséder une maison, c’est avoir des obligations pour l’entretenir et pour la maintenir en ordre, des charges, des impôts et des taxes à payer.

- Méditer sur l’impermanence de notre Mental pour supprimer notre attachement à notre Ego. En effet, notre Mental change constamment : tantôt gaie, tantôt triste, tantôt calme, tantôt tourmentée, tantôt généreuse, tantôt égoïste... Où donc le vrai Moi permanent ?

- Anapanasati : se concentrer sur la respiration pour maîtriser nos sentiments et le vagabondage du Mental.

- La récitation des Dhâranis (formules magiques) ou des Sutras (recueils de l’Enseignement du Bouddha).

- L’utilisation du chapelet et la récitation du nom du Bouddha AMITABHA.

- La Méditation sur un Bouddha.

- La méditation sur un thème bouddhique ; les 4 nobles vérités, la chaîne des 12 relations causes-effets...

Pour être efficace, chaque méthode doit être appliquée avec des techniques précises indiquées par les grands maîtres. Cependant Le Bouddha nous a indiqué les règles générales communes à toutes les méthodes ; c’est le Noble Chemin Octuple :

1.- La vision ou compréhension juste

2.- La pensée juste

3.- La parole juste

4.- L’action juste

5.- Les moyens d’existence justes

6.- L’ effort juste

7.- L’attention juste

8.- La concentration juste.

Le qualificatif " juste " veut dire ce qui est bon pour nous mêmes et pour autrui, ce qui est conforme au Dharma , à la vérité.


question 18 : Quels sont les grands courants du bouddhisme actuel ?

 

réponse : il existe actuellement deux grands courants :

A) Le théravada (Le petit véhicule) ou hinayana : C’est le bouddhisme conformiste qui essaie de respecter rigoureusement la tradition bouddhique du temps du Bouddha. Ce courant se développe en Ceylan, au Népal, en Birmanie, en Thaïlande, au Cambodge, au Laos, en Indonésie.

B) Le mahayana (Le grand véhicule) : C’est le bouddhisme qui essaie de respecter la tradition bouddhique tout en s’adaptant aux milieux socio-culturels. Ce courant se subdivise en 3 Branches :

a) Le vajrayana (Le véhicule du diamant), le bouddhisme ésotérique du Tibet : C’est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur les Dhâranis (formules magiques), les mudrâs (signes magiques), les mandâras (prières magiques) et sur le culte du bodhisattva Avalokitesvara, manifesté au Tibet sous forme masculine, nommé Tchenresig.

b) La Terre pure : C’est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur l’utilisation du chapelet et la récitation du nom du Bouddha Amithaba.

c) Le dhyana (zen) : C’est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur la méditation.

Ces deux dernières branches se développent en Chine, au Japon, en Corée, au Viêt-Nam.


question 19 : Quelle est la morale enseignée par Le Bouddha pour améliorer la vie sociale ?

 

réponse : Dans ses prédications, Le Bouddha a beaucoup parlé de la bonne conduite des moines et des laïcs dans la vie sociale. Dans ce cadre d’informations sommaires, nous nous contentons de citer les quatre vertus principales :

- La bonté ou la volonté d’apporter de la joie aux autres.

- La compassion ou la compréhension et la Volonté de sauver les autres de leurs malheurs et de leurs souffrances.

- La réjouissance en voyant la joie des autres qui viennent d’être sauvés de leurs malheurs et de leurs souffrances.

- Le détachement c’est-à-dire ne pas parler de , ni penser à ce qu’on a fait pour les autres.

Pour être plus simple, référons-nous au conseil du Bouddha à Son Fils RAHULA avant Son entrée au Nirvâna : "Est bien, tout ce que tu fais dans ton intérêt et dans l’intérêt des autres ; est mal, tout ce que tu fais contre ton intérêt et contre l’intérêt des autres ; et il faut être très prudent quand tu veux faire quelque chose dans l’intérêt des uns mais à l’encontre des autres."

Dans la pratique, chaque bouddhiste doit s’efforcer d’observer aussi strictement que possible les cinq Préceptes suivants :

1.- Ne pas tuer

2.- Ne pas voler

3.- Ne pas commettre d’adultère

4.- Ne pas mentir

5.- Ne pas consommer de boissons alcooliques, ni de drogues.


question 20 : Le régime végétarien est-il obligatoire pour les bouddhistes ?

 

réponse : En principe, rien n’est obligatoire dans le bouddhisme. D’habitude, pour se perfectionner, chaque bouddhiste fait le voeu d’observer certaines règles de vie selon ses possibilités ; chaque communauté bouddhiste fixe des règles communes à suivre. il en est de même pour le régime végétarien. Normalement les bouddhistes suivent le régime végétarien un ou plusieurs jours par mois ; d’autres sont complètement végétariens.

Le régime végétarien bien suivi et bien organisé ne peut qu’être bénéfique pour la santé humaine.


question 21 : Les bouddhistes croient-ils à la magie et aux miracles ?

 

réponse : On appelle magie ou miracle, tout phénomène inexplicable. Or, d’après l’enseignement bouddhique, rien n’est inexplicable. Quand ils ne savent pas expliquer un phénomène, les bouddhistes se renseignent auprès des spécialistes, des sages, ou méditent pour trouver l’explication. S’ils ne trouvent pas l’explication aujourd’hui, ils espèrent la trouver un jour. C’est par la méditation que Le Bouddha lui-même et les grands maîtres bouddhistes ont découvert des explications étonnantes.

L’attitude des bouddhistes , devant un phénomène inexplicable, est une attitude réservée ; ils ne croient pas, ils ne nient pas, ils espèrent pouvoir trouver un jour l’explication quand leur méditation mûrit.


question 22 : Devant la complexité des religions existantes actuellement, comment pourrais-je choisir la meilleure ?

 

réponse : Faites confiance en vous-même. Ne vous laissez pas impressionné par les autres. Ne croyez pas aux choses inexplicables. Ecoutez, renseignez-vous, faîtes des recherches, réfléchissez, comparez : une bonne religion est une religion logique, rationnelle, conforme à la vérité, qui apporte le vrai bonheur à vous-même et aux autres.


question 23 : Que faut-il faire pour devenir bouddhiste ?

 

réponse : il faut d’abord chercher à connaître la vie du Bouddha et à comprendre son enseignement (Dharma). il faut fréquenter les temples bouddhistes pour chercher de plus amples informations sur ces deux sujets et pour vous habituer aux pensées et aux activités bouddhiques. Lorsque vous êtes convaincu de l’existence du Bouddha et de l’efficacité de son enseignement (Dharma) pour la paix et le bonheur, vous demanderez au maître, que vous respectez, de bien vouloir organiser pour vous une cérémonie d’initiation aux Trois Refuges.

Pendant cette cérémonie, vous aurez à dire au maître que :

- vous avez choisi Le Bouddha comme Refuge (c’est-à-dire que vous croyez à votre possibilité de devenir un bouddha en suivant Son exemple).

- vous avez choisi le Dharma comme Refuge (c’est-à-dire que vous suivrez l’enseignement du Bouddha pour vous perfectionner et pour retrouver un jour votre vraie nature, le Dharma)

- vous avez choisi le Sangha (ordre des moines) comme Refuge ( c’est-à-dire que vous demanderez conseils au Sangha pour mieux comprendre l’enseignement du Bouddha, et que vous participerez à la subvention aux besoins du Sangha)

- vous promettez de faire des efforts pour respecter les cinq préceptes selon vos possibilités.

Après cette cérémonie, vous êtes devenu un Bouddhiste laïc, un upasaka ou une upasika, avec un nom religieux donné par le maître.

Je vous souhaite bon courage pour continuer votre investigation sur le bouddhisme car tout ce que je viens de vous exposer est encore très superficiel.





Septembre 2000


Source : http://www.buddhaline.net


Publié par swadisthana à 10:11:28 dans Le Dharma... | Commentaires (6) |

Vivre vraiment | 17 novembre 2009



Vivre vraiment

 



Par Rév. Yuko Masuda

Rév. Yuko Masuda

La Demeure Sans Limites
Riou la Selle
07320 St Agrève

http://larbredeleveil.org/


Source : http://www.buddhaline.net


 

Vivre vraiment : pratiquer l’identification avec tous les êtres des millions de fois

Quand le soleil se couche, qu’il fait sombre, est-ce que vous ne vous sentez pas parfois seul ? Un auteur japonais bien connu, Eiji Yoshikawa, disait, qu’après cinquante ans, quand il se sentait seul, il avait l’habitude de prendre son poignet et de toucher son pouls. Est-ce que vous avez un pouls ? Est-ce qu’il existe quelqu’un qui n’en ait pas ? Quand vous trouvez votre pouls, vous sentez ce son, et alors : « Il y a trente ans ce son était déjà là ; et il y a quarante ans. Il y a quarante ans, j’avais auprès de moi mes parents, mes frères et soeurs, mes amis... »

Yoshikawa se rappelait ce genre de choses, les plats que sa mère lui préparait, les balades avec ses frères. De cette façon, il comprenait qu’il n’était pas seul. A travers le battement de son pouls, il se rappelait à nouveau qu’il était relié à de nombreuses personnes. « En remontant dans le temps, il y eut un moment où ma mère me tenait dans ses bras et changeait mes couches. Un temps où elle me donnait son lait ». Allant encore plus loin, il y avait un temps où il était dans le ventre de sa mère, et encore plus loin, où sa mère était dans le ventre de sa propre mère, et la mère de sa mère, etc.... Il y eut tant de personnes, d’allaitement, de couches, nous sommes tous dans cette continuité. Cela nous apprend que nous sommes connectés à la vie de si nombreuses personnes, et de si nombreuses choses, dans cette vie même. Je pense que c’est important que nous choisissions de reconnaître toutes ses vies auxquelles nous sommes reliés avec affection, familiarité et reconnaissance. « Causalité » est l’enseignement du Bouddha qui dit que tout est relié et existe en tant que support pour autre chose. Et en même temps, tout change sans cesse ; c’est impermanence.

Un ami à moi, en vérifiant son pouls, disait : « Le son de ce pouls est comme le son d’un avion emportant ma propre vie ». Combien d’années pensez-vous que vous avez encore à vivre ? Est-ce que l’avez prévu ? Ma vie peut se terminer demain, ou bien je peux vivre encore trente ans. Mais dans tous les cas, sa durée en est limitée, et donc le nombre de battements de mon pouls est aussi limité. Ce pouls limité bat en ce moment pour moi. A chaque pulsation, il me rappelle que le nombre de pulsations décroît. Ainsi chaque pulsation est comme le son d’un avion emportant la vie. Dogen Zenji nous rappelle fréquemment que nos vies sont éphémères...

« Dharma » est le mot qui représente « causalité » et « impermanence ». Le Bouddha n’a pas réalisé cela facilement : d’abord il a pris plaisir à tous les privilèges de la jeunesse et de la richesse qui l’entouraient. Il le raconta plus tard à ses disciples. Mais confronté à la souffrance de la vieillesse, de la maladie et de la mort – choses auxquelles on ne peut échapper – il s’est senti honteux de voir qu’il essayait toujours d’y échapper. Et c’est à l’intérieur de la souffrance et des difficultés que Shakyamuni Bouddha a découvert, à travers de nombreuses années de pratique , la signification de la vie.

(...) Omichi Zenji, dans ses voeux de Nouvel An pour l’école Soto a écrit : « (...) Essayons d’aller au-delà des barrières de l’égocentrisme et de l’attachement à l’ego, et marchons ensemble dans la Voie du Bouddha, cette Voie dans laquelle nous nous aidons les uns les autres. Ceci est l’enseignement de M°Dogen dans le Shushogi : l’identification avec les autres ».

M°Dogen parle toujours de notre « pratique » : notre activité, les choses que nous pensons sont importantes, mais le Zenji insiste sur l’importance de changer nos actions. Et pourtant il est difficile de pratiquer l’identification avec les autres. Pourquoi cela ?

Dans nos coeurs, nous voulons avoir plus que les autres. Nous voulons faire peu, et recevoir beaucoup de compliments. Nous voulons être reconnu. C’est à cause de cet esprit qu’il est difficile de pratiquer l’identification avec les autres, n’est-ce pas ? Cela ne s’applique pas aux autres, mais à vous.

La pratique de l’identification avec les autres ne peut se faire que lorsque nous nous débarrassons de cet esprit qui veut tout pour lui.

Et la façon d’y réussir est zazen. Quand nous nous asseyons en zazen, notre esprit est envahi par de nombreuses pensées, généralement pas très intéressantes. Gardant une distance avec ces pensées, nous les laissons silencieusement disparaître. En répétant indéfiniment cette pratique, nous réalisons kakusoku enseigné par Keizan Zenji : « Ceci est le moi qui est libre de tout attachement ».

Rev. Yuko Masuda, Enseignant de l’Ecole Soto. Extrait du magazine de l’Ecole Soto : « Dharma Eye », trad. Joshin Sensei.

Publié par swadisthana à 17:16:02 dans Le Dharma... | Commentaires (0) |

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Nous avons chacun un rôle à jouer pour instaurer un climat de paix authentique. Si, en tant qu'individu, on parvient à désamorcer ses bombes intérieures - en neutralisant ses pensées et émotions négatives et en cultivant ses qualités positives -, on créé les conditions favorables au désarmement extérieur.

Le Dalaï-Lama




Lorsqu'on agit en se souciant d'autrui, notre comportement à son égard est automatiquement positif. En effet, lorsque notre coeur est rempli d'amour, il n'y a pas de place pour la suspicion. C'est comme si une porte intérieure s'était ouverte pour nous permettre de tendre la main vers l'extérieur.

Le Dalaï-Lama
 




Notre capacité innée à l'empathie est la source de la plus précieuse des qualités, celle que les Tibétains appellent nying je, ou compassion.

Le Dalaï-Lama

 

La nature est notre berceau. Celui-ci n'est pas nécessairement saint ou sacré. C'est tout simplement l'endroit où l'on vit. Il est donc dans notre intérêt d'en prendre soin.

Le Dalaï-Lama


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