Dans le bouddhisme tibétain, les tulkus sont des personnalités religieuses (bien souvent des lamas ou panchen lamas) reconnues comme étant la réincarnation d’un maître disparu.
Pour reconnaître le successeur d’un lama disparu, il y a plusieurs pistes à suivre. Tout d’abord, le lama mourant peut livrer des indications écrites ou orales sur sa future incarnation. Notons dès à présent qu’il peut aussi choisir de ne pas se réincarner.
En 2007, le Dalaï-Lama actuel, Tenzin Gyatso, a décidé qu’un référendum serait organisé afin de savoir si les bouddhistes tibétains veulent continuer avec un Dalaï Lama. Si oui, il se réincarnerait en dehors du Tibet, après sa mort ou il choisirait un nouveau Dalaï Lama avant de mourir. Les "chercheurs" du nouveau bouddha vivant peuvent aussi faire appel à l’astrologie, à des prophéties ou une intuition de la part de lamas consacrés.
Plusieurs candidats sont parfois en lice. Aussi, ils sont soumis à une série de test impliquant de reconnaître des membres de son entourage durant sa précédente vie, ou des objets lui ayant alors appartenu.
Étant arrivé au bout de ces tests, normalement le tulku reconnu comme tel, va être soustrait à sa famille (généralement vers l’âge de 6-7 ans), puis s’il s’agit d’un grand maître, être intronisé dans un monastère comme détenteur de sa lignée.
Cependant, depuis le 3 août 2007, une loi oblige les bouddhas vivants réincarnés à obtenir l’approbation du gouvernement chinois. Les temples candidats doivent inscrire leurs candidats légalement au registre des activités du bouddhisme tibétain. Ils doivent prouver qu’ils sont capables d’élever le bouddha vivant réincarné et subvenir à ses besoins. Le Département des affaires religieuses du gouvernement tient compte de la réputation et de l’influence de ce candidat dans le cercle religieux.
Ainsi, en 95, les autorités chinoises avait refusé le choix du Dalaï Lama portant sur la réincarnation du panchen lama en la personne d’un enfant de 6 ans. Emmené de chez lui par les autorités, ce 11e panchen lama non reconnu n’a plus été revu.
Les estimations concernant le nombre de tulkus dans le monde varient d’un demi millier à un millier. On y trouve quelques femmes. Il y eut un tulku espagnol (Tenzin Ösel Rinpoché, qui refusa sa vie de moine ayant atteint ses 18 ans), un franco-américain (Trinlay Tulkou) et même un américain... l’acteur Steven Seagal, qui serait, en effet, la réincarnation d’un grand lama tibétain, Chungdrag Dorje.
Marie Koenig pour www.buddhachannel.tv
Publié par swadisthana à 10:04:51 dans Le Dharma... | Commentaires (0) | Permaliens
Extraits de « A Heart Released » - Un cœur libéré
Traduit par Jeanne Schut
Dans quels enseignements le Bouddha nous a-t-il donné un bastion pour pratiquer ? Quand on se pose cette question, on constate qu’il nous a donné ce bastion dans ce que l’on appelle « les grands bases de référence » ou « les fondements de l’attention », le Satipatthana Sutta.
Comparons cela aux affaires du monde : dans une bataille armée où l’on veut remporter la victoire, il est nécessaire de trouver un bastion, une place forte. Si on trouve un tel lieu, on peut repousser avec succès les armées adverses mais aussi accumuler une grande puissance pour lancer une attaque et causer la défaite des ennemis. Un tel lieu s’appelle « un bastion » parce qu’il est bien barricadé et qu’il comporte des remparts, des portails et des douves.
Il en va de même pour les affaires du Dhamma quand nous nous établissons dans « les fondements de l’attention » comme dans un bastion. Ceux qui se battent contre l’ennemi (les souillures de l’esprit) doivent commencer par être pleinement conscients de leur corps en tant que fondement de l’attention. En effet, quand des passions apparaissent, elles perturbent à la fois le corps et l’esprit. Du fait que la vue d’un corps risque de perturber l’esprit, on peut en conclure que le corps est une provocation, et c’est donc le corps que l’on doit examiner pour dépasser les obstacles (nivarana) et apaiser l’esprit.
Il s’agit là d’un élément que vous devez travailler et approfondir au maximum de vos possibilités. En d’autres termes, continuez à étudier le corps sans répit, sans relâche. Quand une image (uggaha nimitta) de n’importe quelle partie du corps vous apparaît en méditation, prenez cette partie du corps comme base de contemplation dans votre méditation. A partir de là, il n’est plus nécessaire d’aller observer les autres parties du corps. Il n’est pas du tout conseillé de se dire : « J’ai déjà vu cette partie et pas les autres, donc je vais aller étudier les autres. » Même si vous observez le corps jusqu’à l’avoir décomposé dans ses moindres parties et ses éléments (dhatu) terre, eau, feu et air (selon la technique de patibhaga), il faudra encore continuer à contempler le corps à partir de l’image qui vous est apparue au départ jusqu’à ce que vous l’ayez complètement maîtrisée. Pour la maîtriser, vous devez contempler cette partie encore et encore, sans vous lasser. C’est comme quand on apprend les textes à psalmodier. Si on mémorise un certain texte et que l’on n’y revient pas pour le réciter ou le réviser, on l’oublie et l’effort n’aura servi à rien du fait de l’autosatisfaction et l’insuffisance de pratique. Il en va de même dans le travail de contemplation du corps. Une fois qu’une image de n’importe quelle partie du corps vous apparaît, si vous ne l’étudiez pas en profondeur de manière répétée et que vous la laissez passer négligemment, cela n’aura servi strictement à rien.
L’investigation du corps est souvent évoquée dans les textes et notamment dans la cérémonie d’ordination telle que nous la pratiquons aujourd’hui. Avant toute chose, le précepteur doit recommander au nouveau moine les cinq objets de méditation que sont les cheveux, les poils, les ongles, les dents et la peau — autrement dit, le corps — du fait de leur importance. Dans un Commentaire du Dhammapada, il est dit qu’un précepteur sans sagesse qui n’enseigne pas l’investigation du corps peut détruire les chances d’Eveil de son élève. C’est pourquoi, de nos jours, le précepteur doit commencer par enseigner les cinq thèmes de méditation.
Dans un autre discours, le Bouddha a déclaré qu’il n’existe pas de Bouddha ou d’Arahant qui n’ait concentré profondément son attention en méditation sur au moins une partie du corps. Il a dit à un groupe de cinq cents moines qui discutaient de la couleur de la terre dans tel ou tel village, qu’ils parlaient là de la terre extérieure alors qu’ils devraient approfondir la terre intérieure. Autrement dit, ils auraient dû étudier ce corps intelligemment, le voir de fond en comble jusqu’à ce qu’il leur apparaisse dans la clarté de sa vérité. Quand le Bouddha cessa de parler, les cinq cents moines atteignirent l’Eveil suprême.
Nous pouvons en conclure que l’investigation du corps est certainement très importante. Toute personne qui trouvera la libération de toute forme de souffrance doit méditer sur le corps. Si nous voulons accumuler une grande force, nous devons l’accumuler en étudiant le corps. Le Bouddha lui-même, juste avant son Eveil, a commencé à méditer en observant sa respiration — et qu’est-ce que la respiration sinon le corps ?
Les « fondements de l’attention », en commençant par l’investigation du corps, sont donc notre bastion. Une fois ce bastion renforcé, c’est-à-dire une fois que nous avons pratiqué les fondements de l’attention jusqu’à les avoir parfaitement maîtrisés, nous devons étudier les choses telles qu’elles sont en termes de la nature inhérente de leurs éléments, en utilisant la vision pénétrante ou vipassana, comme nous le verrons plus loin.
Source www.dhammadelaforet.org
Publié par swadisthana à 19:50:27 dans Le Dharma... | Commentaires (3) | Permaliens
Il a dit :
" Fils, la triade des protecteurs est le premier des soutiens.
" La foi est ta meilleure amie,
" Le désordre mental le pire des démons,
" L'orgueil le pire des liens,
" La calomnie la pire des fautes,
" La jalousie le pire danger sur la voie,
" La boisson la pire des déchéance. "
Il a dit :
" Si l'on ne surmonte pas les vices en usant des quatre forces,
" L'on divague dans les six formes d'existence.
" Si l'on ne s'efforce pas aux mérites,
" L'on ne gagne pas le bonheur de la liberté.
" Si l'on ne renonce pas aux dix maux,
" L'on éprouve la souffrance des mondes de misère.
" Si l'on ne médite pas la compassion et le Vide,
" L'on n'obtient pas la perfection du Bouddha. "
Il a dit :
" Si vous souhaitez l'éveil en cette vie,
" Observez sans relâche votre esprit !
" Méditez les six doctrines de Naropa,
" Elles résument le point ultime des tantras.
" Méditez la voie et la méthode tantrique,
Essence et finalité des instructions personnelles. "
Il a dit :
" Ceux qui cherchent le renom, les honneurs, le profit
" Se jettent dans la gueule du malin.
" Ceux qui se glorifient et déprécient les autres
" Tombent dans les abysses de l'angoisse.
" Ceux qui ne domptent pas l'éléphant de leur esprit
" S'abusent avec les mots des enseignements. "
Il a dit :
" L'idée de cultiver est grande,
" La vue qui ne crée rien, sage,
" La voie de l'entraînement mental, profonde.
" Exercez-vous à la circulation du souffle vital !
" Reconnaissez le visage des mélanges parfaits.
" Reposez-vous sur des maîtres sacrés !
" N'usez pas votre vie dans la distraction !
" Observez votre esprit où rien ne se crée !
" N'espérez aucune joie du monde matériel !
" Ne prenez pas les souffrances pour des fautes ! "
Il a dit :
" Réaliser la nature de son esprit c'est devenir bouddha.
" Il n'est nul besoin de s'activer d'abondance.
" Il n'existe rien de plus intense que ce but.
" Réfléchissez à ces enseignements ! "
Publié par swadisthana à 09:55:54 dans Le Dharma... | Commentaires (4) | Permaliens
Je me prosterne aux pieds de Marpa le Bienfaiteur.
Qu'il m'accorde la faveur de bons antidotes !
Vous qui possédez la foi, jeunes filles divines,
Exercez-vous continuellement à la pratique,
Méditez l'apaisement absolu de l'esprit,
Et la miséricorde, tel un ornement, grandira.
Créez aussitôt les remèdes à votre expression,
Et la quiétude du corps et des mots, en ornement grandira.
Observez constamment votre état intérieur,
Et la réduction de l'activisme, un ornement deviendra.
Frappées par de mauvais effets,
Guettez ! De peur que la colère ne monte.
Sur le point d'atteindre aux richesses convoitées,
Soyez vigilantes ! De peur que la passion n'apparaisse.
Touchées par le tranchant de mots déplaisants,
Prenez garde ! De peur d'une erreur d'audition.
Dans l'alliance avec vos amis,
Méfiez-vous ! De peur des jalousies naissantes.
Publié par swadisthana à 10:09:23 dans Le Dharma... | Commentaires (6) | Permaliens
" Si vous êtes poète , vous verrez clairement un nuage flotter sur cette feuille de papier . Sans nuage , il n'y a pas de papier ; sans pluie , les arbres ne poussent pas ; sans arbres , on ne peut pas faire de papier . Le nuage est essentiel au papier . Si le nuage n'existait pas , la feuille de papier n'existerait pas non plus . On peut donc dire que nuage et papier << entre-existent > . Le mot << entre-exister >> n'est pas encore dans le dictionnaire , mais on peut trés bien le créer en combinant le préfixe << entre >> et le verbe exister Puisqu'il n'y a pas de nuage sans papier , disons que nuage et papier << entre-existent >>.
" Si nous regardons cette feuille de papier de plus près , nous y voyons aussi le soleil . Sans soleil , les arbres de la forêt ne poussent pas . En fait sans soleil rien ne pousse . Même pas nous . Alors nous savons aussi que le soleil est aussi dans la feuille de papier . Papier et soleil << entre-existent >>. Approchons nous encore et nous voyons le bûcheron couper l'arbre et le transporter à l'usine pour qu'il soit transformé en papier . Nous voyons aussi le blé , parce qu'un bûcheron ne peut pas vivre sans son pain quotidien : la farine est aussi dans la feuille de papier . Le père et la mère du bûcheron aussi . En considérant les choses de cette manière , nous voyons que sans tous ces éléments la feuille de papier ne peut pas exister .
" Si notre regard pénètre encore plus profondément , nous voyons que nous sommes aussi dans la feuille de papier . Cà , c'est plutôt facile , puisque nous regardons une feuille de papier , cette feuille fait partie de notre perception . Votre esprit est ici dans cette feuille et le mien y est aussi . Disons que tout est inclus dans cette feuille . Elle contient tout : le temps , l'espace , la terre , la rivière , la pluie , le minerai , le soleil , le nuage . .Toute s choses coexistent avec cette feuille . C'est pourquoi je dis que le mot << entre_exister>> devrait entrer dans le dictionnaire . Exister , c'est << entre-exister >>. Vous ne pouvez pas exister seul , de vous-même . Vous ne pouvez exister qu'entre interdépendance avec tout ce qui existe - comme cette feuille de papier .
" Imaginons que nous retournions chaque élément à sa source , par exemple , le rayon de soleil au soleil . Pensez vous que cette feuille de papier pourrait exister ? Non , sans soleil , rien n'existe . Et si nous retournons le bûcheron à sa mère , nous n'aurons pas de papier non plus ; En fait , cette feuille de papier est faite d'éléments sans-papier (non-papier). Or , si nous retournons tous les éléments "non-papier" à leur source , il n'y a plus de papier du tout.
Sans ces éléments << non-papier >> , tel que l'esprit , le bûcheron et le reste , le papier n'existe pas . L'univers entier est contenu dans cette mince feuille de papier .
" Le Sûtra de la Grande Sagesse dit-il le contraire en affirmant que tout est vide ?
Thich Nhat Hanh , The heart of Understanding
Offert par Didier, avec mille grands mercis ♥
Publié par swadisthana à 16:40:19 dans Le Dharma... | Commentaires (6) | Permaliens
J'en suis sincérement désolée, mais il m'a fallu me résoudre à fermer les commentaires de cet espace aux personnes "non autorisées", à savoir aux personnes n'ayant pas d'identifiant sur Blogg.orgg et utilisant l'anonymat à des fins nuisibles. En effet, cet espace (comme beaucoup d'autres) subit le harcèlement d'une personne depuis deux ans, personne, soit dit en passant que je ne connais pas le moins du monde. Aussi, pour ceux qui n'ont pas d'identifiant et souhaiteraient laisser un commentaires, il vous est possible de le déposer sur mon adresse mail (cette adresse se trouve en bas à droite de la bannière ci-dessus et en bas de ce présent texte) ou sur le lien qui lui correspond. Je déposerai alors ce commentaire sur l'article dont vous aurez eu la gentillese de préciser le titre, et cela en votre nom. Blogg.orgg ne permettant pas actuellement de visualiser les commentaires avant validation, il m'a fallu trouver un moyen pour éviter à cette personne de poursuivre son harcèlement. Je vous remercie de votre compréhension, en espérent que ce souci puisse trouver une issue positive dans les meilleurs délais --- Pascale --- Swad.PourMeContacter@gmail.com ou http://PDA-PDC.blogg.org/
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Là ou l'on s'aime,
Il ne fait jamais nuit.
Proverbe Africain.
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Juste merci de respecter la signature sur les
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Merci également de respecter ce lieu :
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Nous avons chacun un rôle à jouer pour instaurer un climat de paix authentique. Si, en tant qu'individu, on parvient à désamorcer ses bombes intérieures - en neutralisant ses pensées et émotions négatives et en cultivant ses qualités positives -, on créé les conditions favorables au désarmement extérieur.
Le Dalaï-Lama

Lorsqu'on agit en se souciant d'autrui, notre comportement à son égard est automatiquement positif. En effet, lorsque notre coeur est rempli d'amour, il n'y a pas de place pour la suspicion. C'est comme si une porte intérieure s'était ouverte pour nous permettre de tendre la main vers l'extérieur.
Le Dalaï-Lama

Notre capacité innée à l'empathie est la source de la plus précieuse des qualités, celle que les Tibétains appellent nying je, ou compassion.
Le Dalaï-Lama
La nature est notre berceau. Celui-ci n'est pas nécessairement saint ou sacré. C'est tout simplement l'endroit où l'on vit. Il est donc dans notre intérêt d'en prendre soin.
Le Dalaï-Lama
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